DJ ZEBRA Spécialité, les bootlegs. Celui qui fut un caniche blanc flamboyant et hystérique au sein de Demain Les Poulpes mène en ce moment une merveilleuse carrière de DJ bien rock and roll attitude mais anime aussi des émissions culturelles sur France Inter et Oui-FM. Va-t-il devenir une S.T.A.R. ? C'est en tout cas ce que Ma-Gloove lui souhaite. En attendant, allez voir son site qu'il bichonne régulièrement. LES NAINS DE JARDIN Ceci n'est pas une annonce pour vous vendre des nains à mettre sur votre pelouse ou votre terrasse, mais bien un lien pour vous faire découvrir ce merveilleux boys band d'Ille et Vilaine.Que dire, ils sont beaux, colorés, faciles à déplacer. Quand d'aventure ils se mettent à chanter, ce sont des textes qui décapent le sol de ta cuisine. ELECTRO-HARMONIX Electro-Harmonix n'est pas un fabricant d'aspirateurs, oh non! Il s'agit d'un légendaire créateur de pédales d'effets qui caressent nos papilles auditives depuis le fin fond des années 70. Qui ne connaît pas les sons fabuleux des Mistress, Big Muff, Doctor Q, Bass Balls ou encore Small Stone? Ces sons venus des étoiles nous ont fasciné, apportant une dimension extra-terrestre à nos instruments, faisant décoller notre imagination vers des cieux inondés de Funk. En tout cas, c'est bien une Doctor Q que Mémé Funk utilise sur les "J'habite pas à NY / Ich wohne nicht in NY". Electro-Harmonix, rien que des sons ultra funky! Pour t'en convaincre, vas vite voir leur site www.ehx.com, tu y trouveras même une surprise, une démo de P-Funk à télécharger ultra-gratuitement, "P-Funk Space Jam", avec Mike P, Jeff Fogerty et Jerome Rogers, 4 min 30 rutilantes de wah-wahteries et complètement bigmuffées. Merci Electro-Harmonix. MATCHBOX Les Matchbox ont leur âge d'or qui se situe dans les années 70. Il suffit d'admirer le style ultra futuriste, les superbes peintures métallisées et les noms galactiques pour s'en convaincre. Matchbox avait même des modèles avec des noms troublants comme "Brown Sugar", "Hot Chocolate" ou encore "Cosmic Blues"! J'en avais toute une collec' que je pouvais ranger dans ma superbe Matchbox Carry Case. J'avais même des rails en plastique mou et des loopings, avec lesquels on organisait des courses pour savoir laquelle était la plus rapide. Ces voitures très bien finies roulaient super bien avec leur système "superfast", elles nous faisaient rêver. Ma préférée était la Vauxhall Guildsman [http://www.breithaupts.com/totc597.htm], concept car rose avec son superbe pare-brise vert. J'adorais aussi la Tanzara, inspirée du concept car British Leyland Zanda, avec son style de dingue tout en angles, pare-brise orange et fauteuils couleur chrome. Trop classe, trop funky. D'autres ne juraient que par leur Cosmobile, Sodpa Coopa, Gruesome Twosome, ou Datsun 128, cette beauté orange au pare-brise purple. Et puis au fil du temps [http://www.70er-matchbox.de/Home.htm], les Matchbox et autres Hot Wheels se sont variétisées, ressemblant de plus en plus souvent aux banales voitures et utilitaires qui trimballent la grisaille quotidienne sur les périphériques et chantiers de nos villes, exit le rêve. Heureusement, les enfants petits et grands jouent encore et toujours à des trucs galactiques habités par le même esprit que les Matchbox d'antan! Simplement ce ne sont plus les même jeux. Par exemple, j'ai pas mal tripé sur Re-Volt, ce fameux jeu 3D de courses de voitures en jouet lancé en 1998. Il y a toute une communauté de fans bien vivante et on peut encore y jouer en réseau et on trouve même tout un tas de voitures et de circuits programmés par des passionnés à télécharger gratuitement [http://www.rvtt.com/]. Et bien malgré le côté un peu tuning de l'affaire, on arrive à y dénicher des voitures virtuelles qui ressemblent à des Matchbox des années 70! De quoi retomber en enfance. Le succès n'est pas éternel, notamment parce que tout ce qui marche finit forcément par attirer le Diable Varietow, cet infernal copieur et voleur d'imagination. Espérons que le tuning variétique n'envahira pas trop vite les jeux 3D, sinon il ne me restera plus qu'à aller farfouiller dans mon grenier à la recherche de ma Matchbox Carry Case. THE DRAMATICS Dance the Night Away, voici un morceau fantastique à écouter du lever au coucher, tellement il met de bonne humeur. Et pourtant ça payait pas de mine au départ, ce vinyl acheté 2 francs chez un soldeur, perdu au milieu d'une flopée de Clayderman, Mouskouri, et the Cars. Avec ça une pochette grisâtre, affublée d'une rose bien cucul, un titre obscur (10 and a half). Pourquoi l'ai-je acheté? Je pose le diamant sur 1 face au hasard, la face B en l'occurrence, et comme je le craignais, ça démarre dans un style bien sirupeux, avec des tonnes de violons, même du bloody french horn, une mélodie bien niaise à la guitare et un mec qui chantonne qu'il veut faire l'amour avec sa chérie qu'il aime tant etc. Regrettant déjà mes 2 francs, je m'apprête à bailler lorsque tout à coup se passe un truc bizarre: le mec dit qu'en fait il veut pas faire l'amour maintenant tout de suite, non, il veut aller danser toute la nuit. Imagine la scène, tu susurres des mots doux à ta douce et belle, et la seconde d'après tu la laisses plantée là, parti que tu es t'éclater sur la piste de danse. Et alors là, c'est l'explosion galactique, un geyser de disco-funk-soul épique et kitsch, on se croirait presque dans un western wagnérien qui se déroulerait dans une fête foraine, tellement dégoulinant de violons et de trompettes qu'on en glisserait vers la piste de danse sans s'en rendre compte. La basse balance un pur son de Musicman slappée ultra funky à te faire poncer le parquet. Et la guitare flangerisée à souhait avec des wahtchkah à la wah wah et qui nous balance plein de riffs plus funky les uns que les autres. De quoi finir par choper un orgasme de dancefloor. C'est ainsi que j'ai découvert les Dramatics [http://dramaticsoul.tripod.com/], ce grand sextet vocal chic et paillettes, au jeu de scène légendaire, né dans les années 60 du côté de Detroit, et qui existe encore! D'ailleurs tu peux même les booker pour ton mariage [http://www.grabow.biz/Nostalgia/TheDramatics.htm]! MéMé PUNK Allez Mémé Funk, parle-nous un peu de Mémé Punk, ta nouvelle production! J'avais envie de faire un truc qui arrache, bien speed avec un tapis de grattes et des paroles d'amour beuglées avec haine. Vous avez bien dû vous marrer! Ah oui c'était dingue, Aquaguenon hurlait des choeurs avec tellement de conviction que Dartiche et moi, on se roulait par terre. Mais Dartiche n'était pas en reste, imagine ce pur lover en train de scander "oï oï oï "! C'est lui qui gueule "derrière la fenêtre de brume"... Et le personnage Mémé Punk? Quelqu'un qui garde et assume ses convictions jusqu'au bout. En fait, dans un aéroport je suis tombé sur toute une bande de punks qui rentraient d'un concert des Exploited , et parmi eux une punkette qui avait bien 50 ans. Quelle claque! Imagine, 30 ans de punkitude, 30 ans de "No Future"! Que représente le mouvement Punk pour toi? Un sacré concept culturel et politique. Je suis fasciné par le fait que pas mal de groupes punks de la première mouture faisaient des concerts alors que les mecs ne savaient même pas jouer, il apprenaient sur scène! Ils se contentaient de balancer de l'énergie brute et ça marchait. Ils se moquaient du solfège et des techniques musicales, mais ils ont réussi à inventer un style sacrément efficace qui a eu une influence considérable. Ils sont la preuve qu'en musique l'émotion prime sur la technique. Grâce à eux, plein de kids décomplexés se sont mis à monter des groupes. Mais ce rejet de valeurs élitistes et frelatées ne concerne pas seulement la musique, pas mal de punks comme le fameux Jello Biafra s'attaquent à tout ce qui fait la connerie de notre société, en particulier les nombreuses formes de discrimination, usant de la provocation la plus débridée. Le revers de la médaille est que le Diable Variétow a très vite su récupérer cette énergie brute pour en faire une grosse pompe à fric. Du coup le mouvement s'est dégonflé assez rapidement. Et pourtant, "punk's not dead"! En effet, c'est fou ce qu'on peut croiser comme punks dans les aéroports! Ton expérience personnelle? Les punks de villages! Le souvenir indélébile de Bourrâne ayant décidé de devenir un punk alors que nous étions au collège. On portait des creepers et du coup les apprentis loubards porteurs de santiags en plastique nous cherchaient des noises à la moindre occasion. Bref, des caricatures de loubards contre des punks de service, le communautarisme dans toute sa splendeur imbécile. Puis Bourrâne avait réussi à convaincre ses parents de lui acheter des Doc Marteens montantes, leur faisant croire qu'il avait besoin de chaussures orthopédiques! Le pied! Ensemble on écoutait des trucs comme The Clash, les 999, les Dead Kennedys, et bien sûr les Exploited. Sa mère lui avait interdit de porter ses badges, chaînes et épingles à nourrice. Alors le bougre cachait son attirail dans son cartable et se parait une fois arrivé à l'arrêt de bus. Un Punk en kit, un Punk en toc! GUY MAX Voici un artiste absolu, descendant en ligne directe d'une princesse célèbre mais aussi petit fils d'un grand coureur cycliste, excusez du peu. Un champion du monde de l'art qui voulait nommer son premier fils du doux nom de Cagoul et qui produisit un chef d'œuvre immense mais malheureusement introuvable aujourd'hui, "Comment je vida les couilles de l'esprit". Ce poète féru d'alexandrin ("De l'art d'être anonyme ou, le théâtre par les plantes"), ce collectionneur éclairé d'art, cet amateur de fiel que l'on nomma un temps la "Fée Cal" est aussi un musicien accompli qui de batteur adepte des mesures en 13/12 et autres concepts rythmiques de haut vol -d'ailleurs c'est lui qui bat dans les boules [lien vers mp3 les boules]- est devenu un chanteur engagé plein d'allant, plein de talent. Retrouvez sa superbe œuvre, "Je vous salue Marie", elle concentre tout son génie en 3'15'' inoubliables. Laissez-vous envahir par la féérie de "Ca craint du boudin", un autre génial concentré d’inoubliable. LE DISCO Est'ce que le disco est de la bonne musique ? Il existe beaucoup de réponses à cette question. On pourrait les diviser en 2 grandes tendances opposées: les prodisco et les controdisco. Les contro ont une multitude de griefs valables: fade musique commerciale ou musique usurpatrice du Funk. On peut reprocher au disco d'être d'une structure rythmique simpliste et d'avoir explosé en une vague commerciale ravageuse pratiquant le clonage à outrance et masquant le Funk lors de son passage. Il me semble que Dr Funkenstein disait que le Disco "c'était comme faire l'amour une seule fois". Il est vrai que l'Eurodisco qui s'éloigne violemment du Funk originel a de quoi rendre frigide. Ce genre de Disco est d'ailleurs une des premières musiques "post organiques" commerciales, avec ses boîtes à rythme et autres arpeggiators robotiques à vous glacer le sang. En tout cas le Disco est en cela une des origines de la musique électronique actuelle. Un autre gros problème avec le Disco, c'est que certains tubes ont été joués jusqu'à l'écourement, laissant à tort le souvenir d'un style ultra pauvre. Les prodisco dont je suis, voient dans cette musique un second degré évident, une musique populaire multiconfessionnelle pour bien faire les andouilles sur la piste de danse. L'avantage du Disco, c'est que tout le monde connaît cette musique et peut donc la danser sans grande inhibition. Non seulement le danseur du samedi soir préfère danser sur ce qu'il connaît déjà, mais en plus personne n'a l'air ridicule sur du Disco, tout est permis, même la chenille ! D'ailleurs quoi de plus funky qu'une chenille ? Qu'importe quand on a envie de faire n'importe quoi et qu'on baigne dans une foule en sueur, on se lâche. N'oublions pas que Disco désigne d'abord la discothèque, puis par extension la musique qui s'y jouait, la musique faite pour danser. De plus, contrairement aux idées reçues, il y a une diversité certaine dans le Disco. Ainsi des années lumière séparent le Disco Inferno des Trammps du Born To Be Alive de Patrick Hernandez. Enfin, il existe bien quelques petites perles de Disco. Des petits morceaux commerciaux fait par de vrais groupes Funk pour être dans l'air du temps. Citons Find My Way de Cameo qui est pourtant considéré comme un groupe purement Funk. En tout cas Sweet Tears de Roy Ayers (78, puis 97 avec les Masters at Work) est un pur bijou et il est loin d'être le seul. DANCE WITH ME Lancement de Dance With Me Mémé Funk International vient de sortir un nouveau morceau complètement funky qui nous parle de danse, de corps en sueur et d’amour. Interview. Salut Mémé Funk, alors pourquoi Dance With Me? Danser, n’est ce pas ce qu’il y a de plus intéressant dans une fête? Rester planté au bar à boire des coups avec une belle femme c’est bien mais nettement moins efficace. Une bonne petite danse bien sensuelle avec les sens qui tournent à bloc, il n’y a pas mieux en communication. Quel bonheur de voir tressauter cette même belle femme sur le beat (!), quel joie de glisser sa main dans le creux de ses reins et de la sentir glisser sur un doux film de sueur funky. Ah, pas besoin de postillonner des banalités assaisonnées de bière dans l’oreille de la dulcinée. Mais bon, danser ne se résume pas à faire le dindon de parade nuptiale, c’est aussi l’occasion de faire le gland avec ses amis, autour d’un bon Funk. Quoi de plus naturel que partager le Funk par gestes? Tu danses souvent? Chez moi, tout le temps! Il suffit qu’un bon disque de Funk soit en train de tourner. Impossible de résister à l’appel. En revanche, j’ai du mal avec la soupe qui mijote sur les platines des discothèques. J’ai des heures et des heures d’ennui mortel derrière moi, à rester planté à côté de la piste de danse sous un déluge de variète, attendant en vain la séquence funky. Du coup, il faut organiser les fêtes soi-même, transformer son appart’ en discothèque ou choper un local. Je me rappelle d’une soirée organisée à la Grotte des Groins, inondée de Funk, ma chambre transformée en piste de danse pleine à craquer, et les flics qui débarquent à 2h du mat, nous accusant de perpétrer une orgie! Faut dire que ce soir là, un ampli a cramé et un haut-parleur a sauté! Comment est né Dance With Me? Je m’amusais à jouer une basse disco genre Fatback, une mélodie de voix m’est venue, et voilà. J’ai remplacé la basse disco un peu gnan gnan par une basse plus funky au médiator (trop funky le médiator) et j’ai envoyé la démo à Kazoramax qui a adoré et balancé sa guitare wah wah dessus. Mais c’est bien plus tard qu’on l’a terminé. On était en vacances dans le Cantal, entre frères Ma Groin, bien occupés à chercher des lacs dans des cratères de volcans, à manger des fromages et des saucissons de la ferme, à s’égarer sur des plateaux désertiques envahis de gentianes, et on s’y est remis. D’ailleurs, il y avait Ovnivonne qui se moquait de nous, nous accusant de faire de l’eurodisco, salaud. Heureusement qu’il y avait aussi l’élue de son cœur, Dawn, pour corriger l’anglais! Sinon je l’aurais attaché avec un casque sur les oreilles diffusant du Céline Fion en boucle. Une semaine plus tard on se retrouvait chez Ma Guenon (batterie), avec Dartiche (chant) et Plouc (claviers) pour enregistrer la version finale. UNE BASS BALLS AVEC DES BOULES ! Ah la Bass Balls... C'était il y a bien longtemps déjà, Jacko qui fut un temps mon prof de basse m'en fit cadeau, me disant qu'il n'en tirait rien qui vaille. Il est vrai qu'à part des bruits de batraciens en rut qui nous faisaient bien marrer, cette pédale bizarre me foutait plus les balls qu'autre chose. Pourtant un jour, décidé d'en découdre je me mis à tourner son unique bouton "sensitivity" avec délicatesse, et soudain, alors que je tournai vers la gauche je tombai sur une toute petite zone érogène qui provoqua un soubresaut sonore de toute beauté. Une merveille de son wah automatique produite par le double filtre dynamique. Je réalisai enfin où Electro-Harmonix voulait en venir. Malheureusement, peu de temps après, étant à court de piles, me vint la stupide idée de la brancher sur un transfo universel à la con, elle n'y survécut pas. Les années passèrent, et d'autres auto-wahs, comme la Dynamic Filter de Boss qui est une pure merveille mais ne fut produite que très peu de temps ou encore la FX25 de DOD qui entraîne le son dans des profondeurs abyssales, me firent presque oublier la Bass Balls. Mais voilà que je trouve la même en tout neuf sous le sapin! Ben ouais, si vous ne savez pas quoi demander au Père Noël, demandez-lui donc des pédales! J'allais enfin pouvoir reprendre mes expérimentations sonores amphibies. Las, bien qu'ayant retrouvé la mini zone sensible, j'étais plutôt déçu de cette tendance à bouffer les graves, ce qui est bien évidemment fâcheux lorsqu'on cherche à obtenir un bon gros son de basse. En désespoir de cause je décidai donc de lui ouvrir le ventre et là surprise, sur le circuit imprimé, on trouve 2 potentiomètres réglables avec un petit tournevis. Et en les tournant à fond vers la gauche c'est la métamorphose, un peu comme si la grenouille se muait en bœuf, le son devient énooooorme! J'espère que vous serez d'accord avec moi en écoutant ceci. Après cette manipulation on obtient aussi une plus grande souplesse de réglage avec le bouton "sensitivity", ce qui permet d'explorer toute une gamme de sons hallucinogènes. Alors maintenant je me demande pourquoi le réglage usine est si éloigné de l'optimum sonore? Et pourquoi Electro-Harmonix n'a-t-il pas mis ces 2 potentiomètres directement sur le capot, histoire de rendre cette pédale plus attrayante? Mystère. Depuis, je me suis amusé à disséquer d'autres auto-wahs et j'ai constaté qu'on y trouve parfois des potentiomètres cachés, ce qui m'a notamment permis d'améliorer un peu le son de l'Auto-Wah de Boss (AW-2). Alors, bien que je décline toute responsabilité, je conclurerais avec un bon conseil: à vos tournevis!